Mardi 3 octobre dernier, la Société d’histoire de Charlesbourg prenait la route pour une quatorzième fois. Saguenay nous attendait par un soleil resplendissant après un épais brouillard qui nous a privés des paysages d’automne dans la Réserve faunique des Laurentides.
Premier arrêt : La Pulperie, construite autour de la maison du peintre naïf Arthur Villeneuve. La guide nous a expliqué le cheminement de cet autodidacte finalement bien assisté par son épouse qui a su comprendre le talent de son mari et l’exploiter aux profits de la famille. Pas un centimètre carré oublié à l’intérieur, même s’il a fallu obstruer une fenêtre, déménager un placard pour respecter l’inspiration de l’artiste. Seule la neige a su imposer ses limites en obligeant l’artiste à élever ses talents extérieurs au-dessus des bordées hivernales. Le musée relate aussi l’histoire des 21 associés à l’origine du peuplement de la région, sa relation avec la forêt et les étapes de son développement.
Après le repas du midi pris dans une institution de la rue Racine, notre guide nous fait parcourir les rues d’Arvida, ville conçue et construite par les soins de l’Alcan dans le but de retenir une main-d’œuvre fidèle sur place. On ne peut manquer de faire le lien avec les «pitons» de la famille Price même si les ouvriers de l’aluminerie gardaient dorénavant une indépendance certaine par rapport à leur employeur et profitaient d’un développement planifié pour vivre confortablement. Petit coup d’œil furtif sur la petite maison blanche devenue célèbre à la suite du déluge de 1996 avant de rouler vers La Baie.
Là, c’est le Musée du fjord qui nous ouvre son vaisseau spatial vers les profondeurs du Saguenay. Un exposé avec de vrais spécimens vivant dans les bas fonds de la rivière avec le plaisir de toucher ce qu’on regarde quoique certains sentent le besoin de se laver fortement les mains après avoir touché ces créatures étranges. Les amateurs de généalogie ont pu compléter leur visite en se familiarisant avec les recherches démographiques de Gérard Bouchard.
Ayant refait nos forces à l’Auberge des battures, face au Saguenay, enrichis de quelques prix de présence attribués par la Société d’histoire, les 44 participants à l’aventure reprenaient la route vers leur chaumière, grâce au travail de Ruth Giroux-Allaire, Michel Bisson et Jean Robitaille que nous remercions pour nous avoir organisé une journée riche de beaux souvenirs.
René Cloutier